Renforcer l’Etat haïtien

Sous ce jargon administratif se cachent une réalité et des actions de terrain concrètes.

Appuyer la Police nationale haïtienne et la Sécurité civile


Plus de 10 000 jours de formation dans divers domaines (sécurité civile, police judiciaire, investigation, intervention faces aux bandes armées, management des cadres) ont été dispensés aux forces de police et aux pompiers.

Du matériel provenant des services des pompiers, de la police et de la gendarmerie française a été donné à l’Etat, pour renforcer sa capacité d’intervention. Il s’agit principalement de véhicules (112 en tout) et d’équipements de travail.

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Matériels de pompier

Soutenir la Justice


L’Ecole de la magistrature (EMA) a été épargnée par le tremblement de terre, mais elle a été réquisitionnée pour héberger d’autres services. Elle était donc dans l’incapacité de former la promotion de juges de 2010-2011.
La France a accueilli ces 20 futurs magistrats à l’Ecole nationale de la magistrature pour qu’ils terminent leur formation. Tous sont rentrés à Port-au-Prince le 30 juin 2011.

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Remise de diplôme aux 20 magistrats haïtiens formés en France


Au-delà de cet engagement, la France a adopté en novembre 2010 un projet pluriannuel de « renforcement du système judiciaire haïtien et de l’Etat de droit ».
Ce programme est doté de 500 000€ sur trois ans. Il comporte 2 volets (renforcement de l’EMA et réorganisation des greffes) et a été mis en œuvre par une magistrate mise à la disposition du Ministre de la Justice et de la Sécurité publique.

Renforcer le système éducatif


Reconstruire un pays c’est également parier sur sa jeunesse. Dans un pays où la moitié de la population a moins de 20 ans, il s’agit d’un enjeu crucial !

En Haïti, près de 80% des enseignants du primaire n’ont pas été spécifiquement formés à leur métier et les trois quarts des enseignants du secondaire sont proches de la retraite. Les besoins en nouveaux enseignants se comptent par milliers alors que seuls 10% environ des nouveaux bacheliers accèdent à l’université.
Pour tenter de contourner ces difficultés, le gouvernement haïtien et la France ont mis en place un ambitieux plan d’éducation numérique. Plus de 5M€ ont ainsi été engagés pour former les maîtres et déployer les nouvelles technologies dans les écoles du pays.


L’enseignement supérieur n’est pas en reste. L’Etat français a dégagé plus de 8M€ pour renforcer ce domaine stratégiques pour l’avenir du pays.
Dans les deux ans qui ont suivi le séisme, 700 bourses de niveau master et plus ont été offertes par le gouvernement français. Une attention particulière est apportée aux conditions de retour de ces étudiants boursiers dans leur pays ; certains d’entre eux ont déjà été recrutés pour enseigner au campus de l’Université d’Etat d’Haïti, situé au nord du Pays (Limonade).

Par ailleurs, la France soutient le développement de l’enseignement à distance par le biais du PENDHA, « Projet pour un Enseignement Numérique à Distance en Haïti » dans 12 universités ou facultés du pays. Financé en partie par le Ministère des affaires étrangères (1M€), ce projet permet aux étudiants haïtiens d’accéder à un grand nombre de formations.

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Salle d’étude du programme PENDHA


Un projet comparable dans le domaine de la médecine, le Programme Haïti santé (0,5 M€), a également été mis en place dans 5 facultés de médecine.

publié le 04/12/2014

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