Reconstruction universitaire : la France pleinement engagée

A l’occasion des Assises de l’Agence universitaire de la Francophonie, Valérie Pécresse rappelle que l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche s’était mobilisé à sa demande afin de proposer une intervention pour la reconstruction du système d’enseignement supérieur et de la recherche de Haïti, suite au séisme du 12 janvier. Les projets s’articulent autour de 3 grands axes : l’accueil de 700 étudiants haïtiens supplémentaires en France ; la mise en place d’un enseignement à distance ; et une aide à l’ingénierie d’une refondation du système d’enseignement supérieur et de recherche.

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A l’occasion des Assises de l’Agence universitaire de la Francophonie, Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche, rappelle que l’ensemble des acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche s’était mobilisé à sa demande afin de proposer une intervention autant dans l’urgence qu’à plus long terme pour la reconstruction du système d’enseignement supérieur et de la recherche de Haïti, suite au séisme du 12 janvier.

La ministre avait ainsi désigné Michel Laurent, directeur général de l’Institut de recherche pour le développement (IRD) pour constituer un groupe de travail chargé d’engager une dynamique cohérente autour des projets des partenaires pour la reconstruction de Haïti articulé autour de 3 grands axes :
l’accueil de 700 étudiants haïtiens supplémentaires en France ;
la mise en place d’un enseignement à distance ;
une aide à l’ingénierie d’une refondation du système d’enseignement supérieur et de recherche.

Dans ce cadre, elle a précisé que :
- la conférence des présidents d’université s’était engagée à financer au moins la mobilité de 100 étudiants finissants (Master et doctorat) dès la rentrée 2010.Cet accueil sera complété à la demande de la partie haïtienne par un système de poursuite des études sur place, financé à l’aide de bourses locales. - Ces étudiants s’ajoutant aux 50 étudiants de l’Institut de sciences de gestion Aimé-Césaire de Port-au-Prince déjà accueillis depuis mars à la Martinique, et aux 150 étudiants supplémentaires que l’Université d’Antilles Guyane a accepté d’accueillir et pour lesquels des bourses devraient rapidement être financées (notamment par le biais de programmes de coopération avec Haïti : UE, fonds multilatéraux...). Enfin, les écoles d’ingénieurs de Nancy ont également proposé d’accueillir à la rentrée prochaine 100 élèves-ingénieurs haïtiens
- un consortium formé notamment de l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF), du Centre national d’études spatiales (CNES), du Conservatoire national des Arts et Métiers (CNAM), du Centre national d’enseignement à distance (CNED), d’universités- en particulier celles de Lyon 1, Lyon 2 et Paris 6 - travaille à la conception d’un système d’enseignement à distance, à la fois en temps réel et en différé. Ces organismes se sont engagés à fournir des ressources pédagogiques et techniques gratuitement aux partenaires haïtiens. Cette offre comprend également un volet de tutorat impliquant l’accueil et la formation d’enseignants en France et la présence récurrente de professeurs français en Haïti. La séance inaugurale de ces sessions d’enseignement à distance s’était tenue le 17 février dernier, en marge de la visite du Président de la République en Haïti.
- un premier schéma directeur de refondation du système d’enseignement supérieur a été élaboré par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, en partenariat avec les universités haïtiennes

A l’issue de ces Rencontres universitaires France-Haïti, organisées au ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche les 11 et 12 mars derniers, une déclaration a été signée, sollicitant la communauté internationale à sanctuariser des fonds internationaux pour le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche et engageant les deux parties à collaborer dans la durée pour la reconstruction de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Valérie Pécresse a indiqué que cette déclaration avait abouti à l’inscription dans le Plan d’Action pour le Relèvement et le Développement National d’Haïti, approuvé par la conférence de New-York du 31 mars dernier, de l’enseignement supérieur et de la recherche, avec une affectation de crédits d’amorçage de 60 millions d’euros demandés pour la phase de relèvement de 18 mois. La ministre a souligné que ce résultat était très encourageant, car ce secteur ne faisait pas partie jusque-là des champs des opérations internationales de reconstruction.

Enfin, la ministre propose qu’un accord de partenariat stratégique sur la refondation du secteur de l’Enseignement supérieur et de la recherche soit signé dans les prochains mois avec le ministre haïtien de l’Education.

Source : Ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche

publié le 28/05/2010

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