Protection de l’enfance dans le département Sud

Face à la situation vulnérable des enfants en Haïti, la France finance plusieurs projets de protection de l’enfance.
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Contexte du projet

En Haïti, la situation des enfants est précaire : 4 enfants sur 10 vivent avec moins de 1$ par jour, 1 enfant sur 5 ne vit pas avec ses parents biologiques, 1 enfant de moins de 5 ans sur 3 souffre de malnutrition chronique, seulement 50% des enfants vont à l’école primaire.

Pour pallier aux difficultés économiques de leur famille, il est fréquent que les enfants travaillent, soient confiés à des proches, des institutions, ou soient parfois même abandonnés.

Objectifs du projet

  • Sensibiliser et former les acteurs de la protection de l’enfance pour réduire les risques de violence sur les enfants ;
  • Mettre en place des mesures de protection individuelle des enfants et/ou des alternatives de placement.

Mise en œuvre

1. Sensibilisation et formation des acteurs de la protection de l’enfance

Des associations locales et représentants communautaires, formés dans le cadre du projet, ont sensibilisé et formé plus de 4 000 personnes (parents, jeunes filles, enfants…) sur la protection des enfants (éducation parentale, santé de la reproduction, compétences de vie,…).

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La participation active des membres de la communauté est essentielle pour assurer la réussite des interventions et la pérennisation des activités.

2. Mise en place de mesures de protection individuelle

Des équipes multidisciplinaires de l’Institut du bien-être social et de recherces (IBESR) et de Terre des Hommes (psychologue, travailleur social, infirmière) repèrent et recensent les cas d’enfants vulnérables. Elles sont accompagnées, dans ce travail de terrain, par les leaders communautaires précédemment formés.

108 enfants très vulnérables ont bénéficié d’une prise en charge complète par une équipe multidisciplinaire de Terre des Hommes, accompagnée par l’équipe de l’IBESR dans le Sud. Ces enfants étaient confrontés à des problèmes de santé, de maltraitance, des problèmes familiaux ou sociaux...
36 familles vulnérables ont bénéficié d’une activité génératrice de revenus pour améliorer la prise en charge de leurs enfants.

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Près de cinquante enfants vivant dans ces centres ont été réunifiés avec leur famille.
En effet, pour chaque enfant, sa famille biologique est recherchée. Lorsqu’elle est retrouvée et qu’elle accepte de reprendre son enfant, une médiation est organisée pour reprendre le contact progressivement. Si cette médiation se passe bien, l’enfant repart vivre dans sa famille. Les équipes de protection de l’enfance font alors un suivi de cette réintégration pendant au moins 6 mois.

20 enfants ont été placés dans des familles d’accueil, formées dans le cadre du projet, avant d’être réunifiés avec leur famille ou adoptés. Ce dispositif de famille d’accueil a, par exemple, permis de prendre en charge des enfants dont les parents étaient hospitalisés ou des enfants qui nécessitaient un suivi médical alors qu’ils vivaient dans des zones éloignées des services de santé.

publié le 21/04/2014

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