Mission d’expertise IRD / IFREMER

Composée de quatre experts français, cette mission du 24 au 30 juillet visait à soutenir un programme de développement de la pêche artisanale mis en œuvre par le Ministère haïtien de l’Agriculture et financé par la BID.

Haïti possède une faune marine diversifiée et des zones côtières étendues. Malgré ces atouts, ses ressources maritimes demeurent mal exploitées. Précarité des pécheurs, surpêche en zones côtières, déclin de certaines prises, absence de chaîne du froid ou encore indigence de l’enseignement lié aux ressources halieutiques dans les facultés d’agronomie du pays : de nombreux facteurs freinent le développement durable du secteur.

Souhaitant apporter leur concours à un programme de développement de la pêche artisanale mis en œuvre par le ministère haïtien de l’Agriculture et financé par la Banque Interaméricaine de Développement (BID), l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) etl’Institut Français de Recherche pour l’Exploitation de la Mer (IFREMER) ont effectué une mission d’expertise conjointe dans le pays du 24 au 30 juillet.

En l’absence de données fiables, cette mission a d’abord permis de dresser un premier état du secteur de la pêche haïtien. Au cours d’entretiens avec les acteurs du secteur ainsi que de visites des principaux sites, les quatre experts français qui composaient la mission ont pu compiler des données de base relatives aux techniques de pêche utilisées (senne, nasse, filet, ligne, etc.), aux infrastructures disponibles (ports, points de collecte, chambres froides) ou encore aux circuits de distribution (marchés, etc.).

A terme, la mise en place d’une expertise collégiale associant le ministère de l’Agriculture, la BID et les deux instituts de recherche français devrait permettre d’approfondir ce recensement grâce à la création d’un réseau d’observateurs et à la mise en place d’outils statistiques. Ces données serviront à la définition par le ministère des grandes orientations stratégiques relatives à la réforme du secteur : protection de l’environnement, régulation du prélèvement des espèces protégées et recherche d’alternatives économiques, mais aussi renforcement de la formation et de la gouvernance institutionnelle.

publié le 06/09/2016

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