Le plan de sécurité et les îlots

1. La planification du dispositif de sécurité

Comme tous les postes diplomatiques français, l’ambassade de France en Haïti se prépare à gérer des crises de natures et de tailles diverses – depuis l’enlèvement d’un ressortissant européen dans une ville de province jusqu’à l’évacuation de la communauté après un important séisme à Port-au-Prince, en passant par un accident d’avion ou l’apparition d’une pandémie dans la région.

Le document qui précise les dispositions que prendra l’ambassade à chaque phase de ces scénarii est appelé le « Plan de sécurité du Poste ». Il est mis à jour en permanence, en fonction notamment de l’évolution du contexte local, des risques internationaux et des évolutions (démographiques, géographiques, sociologiques…) de la population française en Haïti.

Ses détails sont confidentiels ; il peut néanmoins être évoqué, dans ses grandes lignes, lors des réunions du « Comité de sécurité » qui réunit, au moins deux fois par an, agents de l’ambassade et représentants de la communauté française autour de ces thématiques.

2. La répartition en « îlots »

Les « îlots » sont des éléments-clés de ce dispositif : il s’agit en fait de circonscriptions, aussi homogènes que possible, auxquelles sont rattachés tous nos ressortissants inscrits au registre des Français de l’étranger.

8 îlots ont été définis en Haïti : un pour le Nord du pays (départements du Nord-Ouest, du Nord-Est et du Nord), un pour le Sud (départements du Sud, du Sud-Est, des Nippes et du Sud-Ouest), un pour le Centre (départements de l’Artibonite et du Centre) et cinq pour l’agglomération de Port-au-Prince (qui ne correspondent pas nécessairement à des circonscriptions administratives haïtiennes et sont baptisés : Kenscoff, Pétionville, Aéroport, Bourdon et Centre-sud).

3. Le chef d’îlot

La principale raison d’être de cet îlotage est de fluidifier les communications entre la communauté et l’ambassade, notamment en cas de crise, via les « chefs d’îlot ». A l’instar de leurs adjoints (normalement au nombre de deux par circonscription), ces derniers sont des Français qui se sont portés volontaires pour remplir cette fonction. Ils sont bénévoles.

Dans tous les cas, le chef d’îlot doit se tenir informé en permanence de l’évolution de la situation dans sa circonscription et des consignes adressées par l’ambassade de France à la communauté. Il doit être le relais avec cette dernière, tant pour la transmission que pour le recueil d’informations. Pour ce faire, il dispose de moyens de communication spécifiques (radio, téléphone satellite…) mis à sa disposition par l’ambassade.

En cas de crise, il répond à l’ambassade pour d’éventuelles demandes concernant des ressortissants et fait remonter les informations concernant les personnes en situation difficile : malades, blessés, personnes âgées, enfants isolés, etc. Pour remplir cette mission, il dispose des coordonnées complètes de nos compatriotes qui résident dans sa circonscription et sont inscrits au registre des Français de l’étranger.

L’îlot auquel vous êtes rattaché, ainsi que le nom et les coordonnées complètes du chef de celui-ci, vous sont indiqués lorsque vous effectuez votre inscription consulaire. N’hésitez pas à vous présenter à lui.

N.B.  : l’ambassade recherche régulièrement des volontaires pour exercer les fonctions de chef d’îlot ou d’adjoint de chef d’îlot, de préférence parmi les Français appelés à résider pour plusieurs années en Haïti. N’hésitez donc pas à présenter spontanément votre candidature à la section consulaire…

Votre chef d’îlot vous contactera éventuellement en cas de crise grave, à la demande de l’ambassade. N’hésitez pas à prendre son attache si vous le jugez nécessaire (par exemple pour signaler des troubles à l’ordre public dans votre ville de résidence, une agression

publié le 10/08/2016

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