L’Accord de Paris entre en vigueur

Moins d’un an après la mobilisation exceptionnelle lors de la COP21 en décembre 2015, l’Accord de Paris, 1er accord universel sur le climat, entre en vigueur ce vendredi 4 novembre 2016.

Le double seuil nécessaire pour l’entrée en vigueur de l’Accord - 55 pays couvrant au moins 55% des émissions de gaz à effet de serre - est officiellement dépassé. C’est une première mondiale pour un traité international. A l’image de la France, premier grand pays industrialisé à le faire dès le 15 juin, ce sont désormais près de 80 pays, dont la Chine, les Etats-Unis, l’Inde, le Canada, qui ont ratifié dans leurs instances nationales cet Accord, ouvrant la voie à un nouveau modèle de développement.

La mise en oeuvre de l’Accord repose sur 4 piliers.

Le premier pilier : l’Accord lui-même

La mobilisation pour les ratifications doit se poursuivre, au-delà des 77 Parties ayant déjà ratifié l’Accord, pour parvenir rapidement à une participation universelle.

Le deuxième pilier : les contributions nationales à la réduction des émissions mondiales de gaz à effet de serre

Les pays signataires doivent sans attendre transformer leurs contributions nationales, annoncées en 2015, en actes : lois, politiques publiques et investissements.La France apportera un soutien aux pays en développement en matière de renforcement des capacités pour la mise en oeuvre de leurs contributions nationales.

Le troisième pilier : les financements

Partie intégrante du succès de la COP21, la question du financement est centrale dans l’équilibre de l’Accord de Paris .De nombreux pays développés ont annoncé une augmentation de leurs financements climat à horizon 2020 pour atteindre 100 milliards de dollars par an, dont une large part au service de l’adaptation des pays vulnérables.

Le quatrième pilier : l’agenda des solutions

Afin de contribuer à la mobilisation de tous (citoyens, territoires, entreprises, experts), la France soutient la poursuite des actions concrètes dans lesquelles elle s’est engagée :

  • l’Initiative africaine pour les énergies renouvelables (AREI)
  • l’initiative CREWS sur les systèmes d’alerte précoce dans les petites îles et les pays les plus vulnérables
  • l’Alliance solaire internationale (ISA)
  • les transports et la mobilité électrique
  • l’Alliance mondiale pour la géothermie
  • la Mission innovation facilitera le financement public et privé des technologies bas-carbone
  • la coalition pour le prix du carbone, animée par la Banque mondiale
  • la plateforme internationale « océan et climat », confortera les initiatives lancées dans ce domaine
  • le Pacte de Paris sur l’eau appuie la réalisation de rapports structurants
  • l’Alliance mondiale pour les bâtiments et la construction soutient deux premiers programmes opérationnels

La France a été à l’origine de ce succès historique, notre responsabilité collective est de préserver cet acquis et de le faire prospérer.

publié le 18/11/2016

haut de la page