Initiative Développement et ADEMA en action dans le Bas Nord-Ouest

Initiative Développement (ID), active dans le Nord-Ouest depuis plus de 20 ans, a immédiatement procédé à un état des lieux des structures de santé. Grâce à un appel à dons, ainsi que les appuis en cours de l’AFD et de l’UE, les travaux de réparation et d’amélioration ont déjà pu commencer dans le centre de Plateforme. Un ingénieur français, en service VSI à ID, et ses collègues haïtiens sont aujourd’hui à pied d’œuvre pour accompagner les ouvriers de Plateforme et leur apprendre à reconstruire selon des normes parasismiques et anticycloniques.

Réhabilitation d’urgence d’un centre de santé, prévention de la malnutrition et relance de la production dans le Bas Nord-Ouest

Le Bas Nord-Ouest a lui aussi été fortement affecté par l’ouragan Matthew : notamment les communautés de bord de mer, extrêmement difficiles d’accès. Le centre de santé de la localité de Plateforme y a perdu sa toiture et a subi des dégâts matériels importants.

Initiative Développement (ID), active dans le Nord-Ouest depuis plus de 20 ans, a immédiatement procédé à un état des lieux des structures de santé. Grâce à un appel à dons, ainsi que les appuis en cours de l’AFD et de l’UE, les travaux de réparation et d’amélioration ont déjà pu commencer dans ce centre de Plateforme. Un ingénieur français, en service VSI à ID, et ses collègues haïtiens sont aujourd’hui à pied d’œuvre pour accompagner les ouvriers de Plateforme et leur apprendre à reconstruire selon des normes parasismiques et anticycloniques. Ces interventions d’urgence se font en parallèle d’actions sur le plus long terme, pour prévenir et prendre en charge la malnutrition auprès des groupes plus vulnérables.

JPEG

Dans ces mêmes communes, l’organisation haïtienne partenaire, ADEMA, prépare ses actions de relance de la production et de l’élevage. Elle continue aussi d’œuvrer au renforcement du rôle et des capacités des collectivités territoriales.

Soutenir le Nord-Ouest dans l’urgence et à long terme :
les organisations ID et ADEMA poursuivent leur appui aux acteurs locaux.

Le Nord-Ouest, un département parmi les plus vulnérables

Le Nord-Ouest est depuis toujours un des départements les plus vulnérables et abandonnés du pays. Il s’agit du seul département qui ne compte encore aucune route asphaltée. Depuis le chef-lieu Port-de-Paix, il faut compter 3h30 en véhicule 4x4 pour atteindre les villes du Môle Saint-Nicolas, Bombardopolis et Baie de Henne… ce qui laisse à peine imaginer les durées et conditions encore plus éprouvantes en transport local.

A cela s’ajoutent d’innombrables difficultés (qui sont souvent liées à ces mauvaises routes) : les services de l’état y sont très faibles, voire inexistants ; les productions s’écoulent difficilement vers la capitale et les autres régions ; les personnels de santé ou scolaires sont démotivés à travailler dans ces zones abandonnées, etc.
En outre, les 4 communes du Bas Nord-Ouest subissent régulièrement des périodes d’intense sécheresse. Les bilans de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) rapportent des indices d’insécurité alimentaire (IPC) bien plus élevés que la moyenne nationale : souvent de niveau 3 (crise) ou même parfois 4 (urgence).

Après le passage de l’ouragan, la situation dans les 4 communes du Bas Nord-Ouest s’est encore fortement dégradée : perte des cultures et du bétail ; plusieurs maisons, écoles, centres de santé et autres structures détruites ou endommagées ; décapitalisation de nombreux ménages... Les très fortes intempéries et inondations depuis l’ouragan n’ont fait qu’aggraver la situation.

Les interventions d’ID et Adema

C’est dans ce contexte que l’ONG française ID et l’organisation haïtienne Adema travaillent ensemble depuis plus de 10 ans. Leur approche commune est de travailler en appui aux organisations et autorités locales, et en forte collaboration avec les services techniques déconcentrés (direction départementale de la santé, Bureau du District Scolaire, etc). Cette approche locale est d’autant plus forte depuis le passage de l’ouragan. En même temps, une forte coordination s’opère aussi avec les autres organisations internationales, afin de travailler de manière complémentaire.

Au terme des états des lieux effectués après l’ouragan, ID vient de démarrer la réhabilitation du centre de santé de Plateforme : zone parmi les plus inaccessibles du département. Un ingénieur français, en service VSI, ainsi qu’une assistante ingénieure haïtienne ont veillé à l’acheminement des matériels par bateau depuis la ville de Gonaïves. La réhabilitation de la toiture a maintenant commencé, en même temps que la formation et l’accompagnement des maçons locaux. Il s’agit en effet de reconstruire de manière plus solide, en respectant les normes parasismiques et anticycloniques. Bientôt, la structure de ce centre et de 7 autres dans le Bas Nord-Ouest sera également améliorée avec un accès à l’eau, l’électricité, et une meilleure gestion des déchets.

JPEG

En parallèle, les équipes d’infirmières et animateurs se sont renforcées et ont commencé leur travail sur le terrain, en particulier dans les communautés plus reculées et vulnérables. Face aux risques importants de malnutrition à venir ces prochains mois, la prévention, le dépistage et la prise en charge seront cruciales, en particulier auprès des divers relais communautaires. Les équipes ID accorderont une attention particulière aux femmes enceintes et allaitantes, et aux enfants de moins 5 ans, dans le cadre d’un vaste programme sur la santé maternelle et infantile. La sécurisation et pérennisation de points d’eau est également prévue en parallèle.

Adema (Ansanm pou yon DEmen Miyò en Ayiti), quant à elle, poursuit son appui aux collectivités territoriales, afin de renforcer leur rôle de premiers responsables du développement communal et de coordination des différents acteurs (locaux et internationaux). Des activités sont également en train de se mettre en place afin d’appuyer les producteurs, éleveurs et pêcheurs plus affectés, tant à court terme, que dans une optique surtout de long terme, afin de les préparer à mieux affronter les catastrophes et diverses crises.

En parallèle, Adema s’apprête aussi à réhabiliter les 37 écoles endommagées, dont 8 sont pratiquement détruites. Des ateliers d’appui psychosocial seront bientôt organisés auprès des élèves et de leurs enseignants, notamment sur la remédiation, la prévention des risques liés aux catastrophes naturelles, et la sensibilisation aux bonnes pratiques face au maladies hydriques.

Ces interventions bénéficient de financements de l’Union Européenne, de l’Agence Française de Développement, de la Fédération Luthérienne Mondiale, et de l’Unicef.

publié le 15/12/2016

haut de la page