Inauguration de l’Institut des Maladies Infectieuses et de Santé Reproductive (IMIS)

Le 10 février a été inauguré l’Institut des Maladies Infectieuses et de Santé Reproductive (IMIS) à Tabarre, dans la banlieue de Port-au-Prince.

Ce nouveau complexe abrite deux unités de recherche : le centre médical Warren D. JOHNSON JR et le laboratoire Rodolphe MERIEUX. Dans ces unités seront
menées des recherches biologiques sur les tuberculoses à souches multirésistantes, grâce au soutien d’institutions privées (l’Université américaine Cornell d’une part, la Fondation française MERIEUX d’autre part).

La construction du bâtiment de l’IMIS, d’un coût total de 4,8 millions de dollars, a été cofinancée par les coopérations française (AFD, 2 millions de dollars), américaine (USAID) et japonaise.

L’histoire du partenariat entre la France et les Centres GHESKI

Le partenariat avec les Centres GHESKIO remonte aux années 80. Au départ, ce sont deux instituts de l’université de Paris 7 (l’Institut de médecine et d’épidémiologie africaine et l’Institut Alfred FOURNIER pour les infections sexuellement transmissibles) qui conclurent un partenariat. Ces unités de recherche et d’enseignement étaient rattachées au service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital BICHAT-Claude BERNARD de Paris, avec à sa tête le professeur Jean Pierre COULAUD, l’un des grands animateurs du partenariat franco-haïtien dans le domaine de la lutte contre le sida.

D’autres hôpitaux universitaires et instituts de recherche français participèrent par la suite aux échanges scientifi ques : le Centre Hospitalier Universitaire d’Amiens, le Centre Hospitalier Universitaire de Fort de France, les Instituts Pasteurs des départements français d’Amérique, et notamment celui de Guadeloupe, spécialisé dans l’épidémiologie de la tuberculose .

La Coopération française commença à soutenir les Centres GHESKIO dès la fin des années 80. En 2001, l’aide française permit en particulier l’ouverture de centres de dépistage et de prise en charge en province : aux Cayes et à Port-de-Paix. Ce passage à l’échelle nationale fut ensuite étendu grâce à l’apport du Fonds Mondial de lutte contre le Sida et à l’initiative PEPFAR du Président des Etats-Unis pour améliorer la couverture sanitaire du pays face au sida.

C’est dans ce contexte que se situa la rencontre singulière entre Haïti et la famille MERIEUX. En 1995, Rodolphe MERIEUX était un jeune consultant de la Banque Mondiale et devait mettre en place la gestion informatisée des hôpitaux haïtiens. Parti en séjour de vacances, Rodolphe perdit la vie dans le tragique accident du boeing de la TWA au large de New York. Son père Alain MERIEUX, Président de la “Fondation Rodolphe et Christophe MERIEUX”, décida alors
de nouer des liens indéfectibles avec Haïti en sa mémoire. D’abord, il y a environ une dizaine d’années, en participant à la grande aventure du micro-crédit au sein de l’ACME, puis en déléguant des experts de l’Institut MERIEUX pour mener les recherches les plus pointues en biologie humaine en partenariat avec les Centres GHESKIO.

publié le 29/06/2009

haut de la page